“LESS IS MORE” Nouveau concept en médecine esthétique

“LESS IS MORE” Nouveau concept en médecine esthétique

La tendance actuelle des procédures injectables axée sur la recherche de résultats naturels et fièrement portée par la “French Touch”, s’affine davantage à travers la démarche du Dr Frédéric BRACCINI, consistant à limiter la quantité d’acide hyaluronique injecté, grâce à une approche anatomique et artistique du visage, parfaitement raisonnée. Explications de ce nouveau concept du “less is more” en médecine esthétique.

La médecine esthétique est en perpétuelle évolution et en pleine croissance depuis de nombreuses années. Elle est passée par des phases de développement parfois jugées excessives, qui ont pu entraîner certaines critiques à son égard, notamment son côté artificiel en termes de résultats. Mais depuis quelques années, devenue efficace, juste, précise et sûre, celle-ci commence à acquérir ses lettres de noblesse.
Les dernières grandes évolutions de cette médecine esthétique et de l’utilisation des acides hyaluroniques, sont notamment caractérisées par des techniques codifiées, des quantités de produits injectés maîtrisées et désormais extrêmement bien tolérés.
Émerge notamment depuis quelques années, le concept de « French Touch », approche thérapeutique associant la préservation des volumes de la face et le respect des expressions faciales.
Fruit d’une analyse sémiologique fine, ce concept de « French Touch » permet d’obtenir des résultats particulièrement naturels et de positionner la médecine esthétique davantage dans une dynamique d’accompagnement et de prévention, que de réparation. Les techniques de traitement et l’analyse des praticiens sont beaucoup plus subtiles, le praticien se rapprochant des techniques du sculpteur, et cette médecine se rapprochant d’une pratique artistique. Le travail de transformation apporté par l'utilisation des acides

hyaluroniques dans la volumétrie, le traitement des sillons et des rides et dans le rétablissement des volumes de la face, est devenu d’une précision telle, que l’on parle aujourd’hui de médecine esthétique «haute couture».

Les bases du concept «Less is more» :
Anatomie, Clinique, Art

Les bases de réflexion et de développement de la médecine esthétique moderne, s’appuient sur des données anatomiques, cliniques et sur une approche artistique.

Données anatomiques
Les derniers travaux nous permettent bien entendu de préciser les différents plans dans lesquels est injecté l’acide hyaluronique, mais également de faire une distinction très précise entre zones mobiles et statiques, au niveau de la face. Cette connaissance anatomique nous permet d’axer nos injections sur des volumétries structurelles statiques ou alors plus superficielles, dans lesquelles les produits, lorsqu’ils sont soumis aux modifications dynamiques de la face, doivent s’intégrer de façon parfaitement naturelle.

Par ailleurs, ces données anatomiques nous permettent de mieux identifier les zones dangereuses de la face, notamment les régions vasculaires, où le risque embolique doit être appréhendé avec précision et ainsi de définir des zones d’injection sécuritaires et des zones d’injection à risques.

Données cliniques
Nous nous sommes aperçus avec le temps, que les patients ne consultaient pas pour changer d’apparence, mais pour se sentir mieux dans leur corps et retrouver une image d’eux-mêmes qui soit en accord avec l’idée qu’ils se font d’une expression positive. En réalité, il existe pour chaque patient une période que l’on pourrait qualifier de période de référence, correspondant à celle où le visage va commencer à subir les effets négatifs du temps, et c’est justement à cette période que le patient veut stopper l’application négative des phénomènes du vieillissement. Le traitement sera donc centré sur le rétablissement d’une image positive, correspondant à l’image de référence pour chacun d’entre nous.

Approche artistique
Dernier trépied de ces bases de réflexion, l’intérêt d’intégrer une approche artistique. Comme le fait le sculpteur, le médecin esthétique est maintenant en mesure de mieux analyser un visage et de pouvoir jouer sur les zones de jonction entre les différents éléments de la face, à la fois en situation statique, mais également lors des expressions dynamiques faciales. Ainsi, le praticien sera parfaitement qualifié et en mesure de non seulement combler une ride ou un sillon, qui pourrait être le motif de consultation ou le motif initial de la demande du patient, mais aussi de mieux le conseiller afin d’équilibrer ce visage et d’harmoniser entre elles les différentes portions.

Profiloplastie
En marge de ces analyses sémiologiques artistiques, sont également apparues les notions de profiloplastie médicale, à partir desquelles le praticien, en jouant sur telle ou telle zone de la face, obtiendra un effet sur telle ou telle autre.
C’est ainsi que le traitement des zones de jonction du nez, élément central de la zone du profil, pourra entrainer une impression d’allongement ou de raccourcissement de la longueur du nez, alors même que celui-ci n’aura pas été traité. Également, le traitement de la projection des pommettes ou de la zone de jonction entre la lèvre et le nez, donnera des valeurs relatives sur les dimensions de cette structure centrale de la face. L’analyse artistique du visage offre ainsi au médecin une approche plus globale et une vision lui permettant de conseiller idéalement son patient, pour un résultat véritablement naturel.

Profiloplastie, les bandes verticales négatives du visage

Le concept « Less is more »
Fruit des réflexions ci-dessus, il s’appuie sur une utilisation raisonnée de l’acide hyaluronique, en vue d’obtenir un résultat optimal, avec un nombre limité de seringues. L’intérêt de cette démarche est multiple, car elle nous permet de proposer aux patients un traitement plus efficace, plus naturel, plus sûr, et moins onéreux.
Cette idée du « Less is more », s’appuie principalement sur l’effacement des expressions négatives de la face, et sur la restauration des volumes lumineux et des contours du visage.

Le concept « Less is more »

Traitement des expressions statiques négatives de la face
Il s’agit d’effacer avec précision et justesse les zones d’accroche négative de la lumière, qui génèrent des ombres. Il convient donc d’effectuer une analyse précise du visage et de définir ces régions, dont le traitement extrêmement ciblé, peut apporter une amélioration significative avec peu de produit. Ces ombres de la face sont bien connues des photographes professionnels, qui savent jouer avec beaucoup de précision sur les régions pouvant être mises en évidence ou celles qui au contraire doivent être évitées selon les visages. Nous avons choisi de regrouper l’essentiel de ces zones d’expressions négatives de la face, sous le qualificatif de « bandes négatives verticales ».
Ce sont des bandes verticales paramédianes, dans lesquelles se développe le cerne, la partie haute du sillon nasogénien, la région du coin de la bouche ou pli d’amertume et la région de l’encoche mandibulaire. Chaque bande verticale, si elle est analysée avec précision, coïncide avec ces petits triangles lumineux et assombris dont le remplissage, même avec peu de produit, restaure une positivité aux patients traités.

Traitement des expressions statiques négatives de la face

Traitement des volumes
Dérivé du concept moderne et récent de « contouring facial », le traitement des volumes s’inspire directement de cette technique de maquillage, permettant de mettre en évidence ou d’estomper certains reliefs du visage. En effet, ces zones de mise en lumière et de convexité lumineuse, sont des sites où le support solide profond est extrêmement proche du plan cutané, et avec très peu de comblement, nous pouvons obtenir une volumétrie très efficace. Ces points lumineux, éléments clés des reliefs de la face et qui nous permettent d’intégrer le concept « Less is more », sont la région du nez, notamment les lignes de Sheen qui sont les reliefs lumineux les plus importants du nez ; la région mentonnière et mento-labiale (menton et sillon labio-mentonnier) ; la région très latérale et saillante de la pommette ; la région latérale de la queue du sourcil, où le rebord orbitaire est plus ou moins tranchant. Le remplissage et la restauration des reliefs lumineux et des convexités de ces 4 zones permettent de rétablir un « contouring médical » intéressant. Ces points de traitements volumateurs, associés au comblement des sillons et des rides profondes constituant les bandes verticales négatives, sont regroupés sous le concept de « Less is more », car avec peu de produit, environ 2 à 3 seringues, il nous est possible d’obtenir des résultats extrêmement intéressants.

Traitement complet du visage avec 3 ampoules d’acide hyaluronique.

Conclusion
Le concept « Less is more » tel qu’il est présenté dans notre travail, est le fruit d’une réflexion technique, mais également artistique et sécuritaire, c’est-à-dire anatomique, de l’utilisation de l’acide hyaluronique au niveau du visage. Cette démarche, qui s’inscrit dans une tendance « French Touch » de recherche de naturel, consiste à utiliser les quantités justes de produit tout en cherchant l’efficacité et de maintenir une apparence naturelle et non artificielle chez le sujet pris en charge. Réduire sa consommation de seringues d’acide hyaluronique par une pratique raisonnée, offre aussi l’avantage de limiter le risque statistique de complications, liées aux quantités importantes de produit injecté et à la répétition des traitements dans le temps. Enfin, intérêt non négligeable, cette optimisation des procédures injectables, peut permettre à certains patients d’accéder plus facilement aux soins et d’en limiter la lourdeur financière.

Dr Frédéric Braccini est Chirurgien Cervico-Facial et exerce sa pratique en thérapeutique et en esthétique. Ancien chef de clinique des universités de Marseille, il fut aussi praticien attaché de l’hôpital Américain de Paris. Il est actuellement responsable du Centre Médical « l’Artistique » à Nice. Auteur de nombreux ouvrages et publications scientifiques, il participe à de nombreux enseignements universitaires et Masterclass. Il est aussi président de la Société Avancée de Médecine et de Chirurgie Esthétique et Plastique (SAMCEP), secrétaire de la Société Française de chirurgie Plastique et Esthétique de la Face, et membre de l’American society of plastic surgeons.

Frédéeic BRACCINI - body language n°10Version PDF

Le 22/02/2017 par Frédéric Braccini Accueil, Articles de presse 0 554

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